Ce qu'on voit comme un champ tient souvent en quelques colonies
L'asclépiade commune se propage par ses rhizomes, des tiges souterraines qui relient les plants entre eux. Une seule colonie peut compter des dizaines de tiges.

Un champ d'asclépiade en pleine floraison, ses monarques, ses chenilles et les gens qui le cultivent. La visite se fait en défilant, à votre rythme.



En juillet, l'asclépiade couvre le champ d'un bout à l'autre.
L'asclépiade commune se propage par ses rhizomes, des tiges souterraines qui relient les plants entre eux. Une seule colonie peut compter des dizaines de tiges.
L'asclépiade revient chaque printemps sans être ressemée. Indigène d'Amérique du Nord, elle se cultive généralement avec peu d'intrants, et ses racines restent en place d'une année à l'autre.
Pendant la floraison, le champ embaume. Le parfum sucré des fleurs porte loin : c'est souvent lui qu'on remarque avant de voir le champ.
Touchez les points pour voir de plus près ce qui se passe dans un champ d'asclépiade.




Riches en nectar, les fleurs d'asclépiade attirent abeilles, bourdons, papillons et coléoptères. Le soir, des papillons de nuit prennent le relais.
Le pollen de l'asclépiade n'est pas une poudre : il est regroupé en petits sacs, les pollinies, qui s'accrochent aux pattes des insectes et voyagent de fleur en fleur. Un mécanisme rare chez les plantes.
Le monarque est le plus connu, mais une grande diversité d'insectes vit sur l'asclépiade ou s'en nourrit : bourdons, abeilles sauvages, coléoptères, punaises spécialisées.

Le soleil passe derrière la forêt. Les abeilles rentrent, les papillons de nuit arrivent : le champ ne dort jamais tout à fait.




Les chenilles du monarque ne mangent que de l'asclépiade. Sans elle, pas de nouvelle génération de papillons.
La femelle pond ses œufs un à un, surtout sous les jeunes feuilles. Au cours de sa vie, elle peut en déposer plusieurs centaines, répartis sur de nombreux plants.
Les monarques nés à la fin de l'été dans l'est du Canada entreprennent une migration de plusieurs milliers de kilomètres vers les forêts de montagne du centre du Mexique, où ils passent l'hiver.
Au Canada, le monarque est inscrit comme espèce en voie de disparition. La disparition de l'asclépiade dans les paysages agricoles compte parmi les principales causes de son déclin. C'est pour ça que Lasclay existe : donner à cette plante une valeur qui donne envie de la cultiver.
Glissez le curseur pour suivre la transformation, photographiée dans ce champ en juillet.
À l'éclosion, la chenille mesure à peine quelques millimètres. Elle mange d'abord la coquille de son œuf, puis s'attaque à la feuille d'asclépiade sur laquelle elle est née.
Elle mange presque sans arrêt et change de peau cinq fois. Les composés de l'asclépiade qu'elle accumule la rendent peu appétissante pour les oiseaux, et ses rayures le leur signalent.
Suspendue sous une feuille, la chenille se débarrasse une dernière fois de sa peau. On la voit encore au sommet, toute froissée : dessous, la chrysalide vert jade est déjà formée.
À l'intérieur de la chrysalide, le corps de la chenille se transforme complètement. Les ailes orange et noires deviennent visibles à travers l'enveloppe juste avant l'éclosion.
Le papillon sort, déploie ses ailes et les laisse sécher quelques heures avant son premier vol. Il ira butiner, et tôt ou tard une femelle reviendra pondre sur l'asclépiade.

Dans un champ en juillet, il suffit souvent de se pencher pour en trouver une.



Pendant des décennies, l'agriculture a traité l'asclépiade comme une mauvaise herbe. La cultiver demande de réapprendre : semer, entretenir, récolter les follicules à l'automne.
Sans producteurs, pas de matière. Sans débouchés, ils ne peuvent pas porter seuls le risque de cette culture. Acheter l'asclépiade à ceux qui la cultivent, année après année, c'est ce qui permet aux champs de rester en place.




Après la floraison, les fleurs fécondées deviennent des follicules : de grosses gousses vertes qui mûrissent jusqu'en septembre.
Dans chaque follicule, plus de deux cents graines sont attachées à de fines soies blanches, creuses et enduites de cire. Cette structure emprisonne l'air : c'est elle qui fait de l'asclépiade un isolant.
La récolte se fait à l'automne, une fois la floraison terminée et la période la plus importante pour les chenilles passée. Une partie des graines revient ensuite sous forme de semences, pour que l'asclépiade continue de s'étendre.
L'asclépiade ne s'arrête pas au bord du champ. Voici où aller ensuite.

Toutes les photos des champs, en grand.
Ouvrir →
Des graines indigènes pour votre terrain.
Voir les semences →
Les produits isolés à la soie d'asclépiade.
Magasiner →
Des cadeaux personnalisés qui racontent cette histoire.
Découvrir →