Une marche dans le champ en fleurs, un monarque passe
Un champ d'asclépiade en fleurs, bordé par la forêt
Des centaines d'ombelles roses en même temps
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Le champ

En juillet, l'asclépiade couvre le champ d'un bout à l'autre.

Sous nos pieds

Ce qu'on voit comme un champ tient souvent en quelques colonies

L'asclépiade commune se propage par ses rhizomes, des tiges souterraines qui relient les plants entre eux. Une seule colonie peut compter des dizaines de tiges.

D'une année à l'autre

Une vivace indigène

L'asclépiade revient chaque printemps sans être ressemée. Indigène d'Amérique du Nord, elle se cultive généralement avec peu d'intrants, et ses racines restent en place d'une année à l'autre.

Floraison

Le parfum de juillet

Pendant la floraison, le champ embaume. Le parfum sucré des fleurs porte loin : c'est souvent lui qu'on remarque avant de voir le champ.

Arrêtez-vous un instant

Lire le champ

Touchez les points pour voir de plus près ce qui se passe dans un champ d'asclépiade.

Un champ d'asclépiade en fleurs, bordé par la forêt
Les fleurs d'asclépiade de très près
Une ombelle dans la lumière dorée
Gros plan sur les fleurs en étoile de l'asclépiade
Un bourdon sur une ombelle d'asclépiade
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La fleur

Nectar

Des dizaines de fleurs en étoile

Riches en nectar, les fleurs d'asclépiade attirent abeilles, bourdons, papillons et coléoptères. Le soir, des papillons de nuit prennent le relais.

Pollinies

Une pollinisation singulière

Le pollen de l'asclépiade n'est pas une poudre : il est regroupé en petits sacs, les pollinies, qui s'accrochent aux pattes des insectes et voyagent de fleur en fleur. Un mécanisme rare chez les plantes.

Biodiversité

Un habitat partagé

Le monarque est le plus connu, mais une grande diversité d'insectes vit sur l'asclépiade ou s'en nourrit : bourdons, abeilles sauvages, coléoptères, punaises spécialisées.

De près

Du bouton à la fleur

Des boutons floraux sur le point de s'ouvrir
Boutons floraux, début juillet
Une première fleur s'ouvre parmi les boutons
Une première fleur s'ouvre
Une ombelle qui commence à fleurir
L'ombelle commence à fleurir
Une ombelle d'asclépiade commune, fleurs ouvertes
Pleine floraison
Gros plan sur les fleurs en étoile de l'asclépiade
Les fleurs en étoile
Des dizaines de fleurs réunies en une seule boule
Des dizaines de fleurs par ombelle
Ombelle à contre-jour au coucher du soleil
Contre-jour au coucher du soleil
Un bourdon sur une ombelle d'asclépiade
Un bourdon au travail
Une ombelle aux fleurs pâles
Des nuances du blanc au pourpre
Des fleurs fanées qui laisseront place aux follicules
Fleurs fanées : les follicules se préparent
Le soleil se couche derrière la forêt boréale, au bout du champ
Au cœur du champ

Le soir tombe sur le champ

Le soleil passe derrière la forêt. Les abeilles rentrent, les papillons de nuit arrivent : le champ ne dort jamais tout à fait.

Un monarque ouvre les ailes
Un monarque butine le trèfle
Un monarque au sommet d'un plant d'asclépiade
Un monarque se pose sur une feuille d'asclépiade
03

Le monarque

Un lien exclusif

Sa seule plante hôte

Les chenilles du monarque ne mangent que de l'asclépiade. Sans elle, pas de nouvelle génération de papillons.

La ponte

Un œuf à la fois

La femelle pond ses œufs un à un, surtout sous les jeunes feuilles. Au cours de sa vie, elle peut en déposer plusieurs centaines, répartis sur de nombreux plants.

La migration

Jusqu'au Mexique

Les monarques nés à la fin de l'été dans l'est du Canada entreprennent une migration de plusieurs milliers de kilomètres vers les forêts de montagne du centre du Mexique, où ils passent l'hiver.

Pourquoi ça compte

Une espèce en voie de disparition

Au Canada, le monarque est inscrit comme espèce en voie de disparition. La disparition de l'asclépiade dans les paysages agricoles compte parmi les principales causes de son déclin. C'est pour ça que Lasclay existe : donner à cette plante une valeur qui donne envie de la cultiver.

Métamorphose

Un mois sur une seule plante

Glissez le curseur pour suivre la transformation, photographiée dans ce champ en juillet.

Une jeune chenille de monarque sur une feuille d'asclépiade
Une grande chenille rayée sous une feuille
Une chrysalide toute fraîche, l'ancienne peau de la chenille encore au sommet
Une chrysalide dans la lumière du soir
Un monarque se pose sur une feuille d'asclépiade
Premiers jours

La jeune chenille

À l'éclosion, la chenille mesure à peine quelques millimètres. Elle mange d'abord la coquille de son œuf, puis s'attaque à la feuille d'asclépiade sur laquelle elle est née.

Environ deux semaines

Manger, grandir, muer

Elle mange presque sans arrêt et change de peau cinq fois. Les composés de l'asclépiade qu'elle accumule la rendent peu appétissante pour les oiseaux, et ses rayures le leur signalent.

Quelques heures

La dernière mue

Suspendue sous une feuille, la chenille se débarrasse une dernière fois de sa peau. On la voit encore au sommet, toute froissée : dessous, la chrysalide vert jade est déjà formée.

Une dizaine de jours

Tout se réorganise

À l'intérieur de la chrysalide, le corps de la chenille se transforme complètement. Les ailes orange et noires deviennent visibles à travers l'enveloppe juste avant l'éclosion.

Émergence

Le monarque

Le papillon sort, déploie ses ailes et les laisse sécher quelques heures avant son premier vol. Il ira butiner, et tôt ou tard une femelle reviendra pondre sur l'asclépiade.

Une chenille grimpe le long d'une tige
Regardez bien

Une chenille, une tige, le soleil du matin

Dans un champ en juillet, il suffit souvent de se pencher pour en trouver une.

Au milieu du champ en fleurs
La main sur un plant d'asclépiade
Une ombelle d'asclépiade entre les mains du producteur
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Les gens du champ

Au Saguenay

Cultiver une plante longtemps combattue

Pendant des décennies, l'agriculture a traité l'asclépiade comme une mauvaise herbe. La cultiver demande de réapprendre : semer, entretenir, récolter les follicules à l'automne.

Une filière

Un lien à rendre durable

Sans producteurs, pas de matière. Sans débouchés, ils ne peuvent pas porter seuls le risque de cette culture. Acheter l'asclépiade à ceux qui la cultivent, année après année, c'est ce qui permet aux champs de rester en place.

Un follicule ouvert laisse voir ses graines
Un jeune follicule d'asclépiade se forme
La soie s'échappe d'un follicule mûr
La soie d'asclépiade entre les doigts
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De la fleur à la soie

Août

Des fleurs aux follicules

Après la floraison, les fleurs fécondées deviennent des follicules : de grosses gousses vertes qui mûrissent jusqu'en septembre.

Septembre

La soie

Dans chaque follicule, plus de deux cents graines sont attachées à de fines soies blanches, creuses et enduites de cire. Cette structure emprisonne l'air : c'est elle qui fait de l'asclépiade un isolant.

Automne

Récolter à la bonne saison

La récolte se fait à l'automne, une fois la floraison terminée et la période la plus importante pour les chenilles passée. Une partie des graines revient ensuite sous forme de semences, pour que l'asclépiade continue de s'étendre.

Fin de la visite

Continuer la visite

L'asclépiade ne s'arrête pas au bord du champ. Voici où aller ensuite.

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